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à la naissance de l’ethnologie française

Les missions ethnographiques en Afrique subsaharienne (1928-1939)

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Les résultats scientifiques et médiatiques

Mission Sahara-Soudan

Les résultats scientifiques et médiatiques

Pour le Musée d’ethnographie du Trocadéro, la mission Sahara-Soudan collecte un peu plus de 350 objets, dont une majorité de masques anciens et de statuettes. Elle rapporte également, pour le Muséum national d’histoire naturelle, une tortue terrestre vivante ainsi qu’un herbier de 78 plantes et 135 insectes. 2 600 photographies sont prises à des fins d’illustration ou de projection didactique, essentiellement par Lutten et Griaule, tandis que Shaeffner enregistre de nombreux rythmes de tambour et quelques chants de chasseurs. Quant à Mourlan, il tourne des centaines de mètres de films qui, quelques années plus tard, serviront à produire cinq courts-métrages dont les plus connus sont : Au pays des Dogons (1940) et Sous les masques noirs (1940). Durant leurs enquêtes, les membres de la mission rédigent plus de mille fiches ethnographiques et deux d’entre eux établissent une carte de la « topographie sacrée » de la région de Sanga. Les données recueillies alimenteront de nombreuses publications scientifiques, en particulier la thèse principale de Griaule sur les masques dogon, parue en 1938 [2], mais, de cette mission collective, il ne résultera finalement aucun article ou ouvrage commun en raison de l’abandon du projet de livre sur le totémisme et des tensions croissantes entre Griaule et Schaeffner.

2.Marcel Griaule, Masques dogons, Paris, Institut d’ethnologie, 1938.