Recherche avancée

à la naissance de l’ethnologie française

Les missions ethnographiques en Afrique subsaharienne (1928-1939)

à la naissance de l’ethnologie française

Les missions ethnographiques en Afrique subsaharienne (1928-1939)

Vous êtes ici :  Accueil » Méthodes » Photographie aérienne » Cartographie

Cartographie

Photographie aérienne

Cartographie

Les photographies aériennes qu’il prend en mars 1935 sont utilisées à plusieurs reprises. Pour établir le plan parcellaire d’Ogol-du-haut et d’Ogol-du-bas, Solange de Ganay recoupe les vues verticales avec des cartes administratives établies par le service géographique de l’AOF (carte du cercle de Mopti au 1/500 000 et carte de Bandiagara au 1/200 000)[11] et, surtout, avec les données topographiques et toponymiques qu’elle a collectées sur le terrain (elle utilise alors le modèle des fiches du cadastre français de 1898). Grâce à un système de calque, elle transforme les vues verticales des photographies de Griaule, redressées par la Société générale de photo-topographie, en données cartographiques et cadastrales[12]. Les photographies aériennes de trois « villages du plateau » (les deux Ogol et Barna) et d’un « village d’éboulis » (planches IV et V), ainsi qu’un croquis (fig. 1) et deux plans parcellaires (fig. 2 et 3) établis par de Ganay sont utilisés pour la présentation du milieu dans lequel vivent les Dogon, en introduction de Masques dogon, la thèse de Griaule[13].

11.Ce service, basé à Dakar, a été dirigé par Édouard de Martonne, l’un des géographes les plus intéressés par la photographie aérienne, de 1922 à 1936. Sur l’histoire de la cartographie coloniale, voir Marie-Albane de Suremain, Cartographie coloniale et encadrement des populations en Afrique coloniale française, dans la première moitié du XXe siècle, Revue française d’histoire d’outre-mer, tome 86, n° 324-325, 1999, pp. 29-64.12.Solange de Ganay, Emploi des photographies aériennes dans les travaux de toponymie, rapport n° 41bis-217 du Congrès national annuel de l’aviation française, avril 1946, 4 pages.13.Marcel Griaule, Masques dogons, Paris, Institut d’ethnologie, 1938 (« Travaux et mémoires de l’Institut d’ethnologie » 33).14.Marcel Griaule, Le verger des Ogol (Soudan Français), Journal de la Société des africanistes, tome 17, 1947, pp. 65-79. Cet article s’appuie également sur une enquête exhaustive conduite en 1946 par Griaule et (dans une moindre mesure) de Ganay sur les noms des arbres présents autour des deux Ogol.15.Marcel Griaule, Le curieux totémisme des Dogons de Sanga, Le Mois, septembre 1935, n° 57, pp. 257-263, ici p. 260.